Le retour…

27 oct
2010

Bien… Et maintenant? Pendant près de trois semaines, les manifestants se sont exprimés, y allant chacun de ses commentaires parfois à la limite gauche de la démagogie. Une fois encore se sont opposés les uns et les autres et la France, pays déjà considéré par d’autres comme étant un …

pays d’assistés a fait la une des journaux internationaux. Cela me semblerait d’à propos si cette effervescence avait eu un raison valable voire légitime. Cela me semblerait juste si l’objectif était de redevenir le premier pays touristique au Monde. Une sorte de grande campagne publicitaire pour convaincre ceux qui ne nous connaissent pas de nous découvrir. Là, de quoi s’agit-il réellement: En un mot, on peut écrire « de foutre le bordel ». Un bordel sans réel intérêt.

Que la retraite à 62 ans déplaise, c’est évident pour tout le monde. Imaginez la tête que l’on fait quand à la fin d’une journée, un patron nous demande de rester une heure de plus. Alors à la fin d’une vie de travail??!! mais il faut savoir ce que l’on veut. On pourrait faire comme en de nombreux pays où cette retraite…n’existe pas. Nous pourrions faire comme en Nouvelle-Calédonie où beaucoup ont une retraite qui ne couvre pas un loyer et encore moins les loisirs que l’on est en droit d’espérer à l’issue de plusieurs décennies de labeur.

Le problème est simple: Les caisses sont vides et la mondialisation, le FMI et autres institutions ont permis l’élaboration et la perennité d’un système qui veut que les Pays dits riches n’ont pas d’argent. Les Pays que l’on dit riches ne travaillent qu’avec de l’argent virtuel, à grand coup d’emprunts d’un argent qui n’existe pas et n’existera pas. Le taux d’endettement pour certains pays est à ce point critique que les dirigeants de ces pays savent ne pouvoir payer que les intérêts dans les années qui viennent.

Il ne suffit pas de descendre dans la rue pour manifester contre une réforme. Encore faut-il proposer autre chose. Des chercheurs ont prédit la fin de la mondialisation dans quelques années. Ce me semble évident. Le système est en train de s’étouffer en étouffant ceux qui le subissent. La retraite n’est que la partie visible de ce système. Eric Cantonna, qui amusent les guignols et ceux chargés de sélectionner de belles images pour les zappings télé, a eu le mot juste. C’est loin d’être du Van Damme. Si demain, tous ceux qui ont un compte en banque le vident, le système s’écroule. Imparable! Seulement voilà, c’est en l’état actuel impossible à réaliser. Pour une raison très simple: Descendre dans la rue pour gueuler et emmerder ceux qui voudraient bosser est une chose. Passer aux actes en est une autre! La loi en passe d’être votée est nécessaire. Il est même vital pour le système actuel qu’elle se fasse.

Comme il est important, pour que nous n’ayons pas l’impression d’être les dindons de la farce, que le bouclier fiscal saute. L’Etat a une fois de plus mal jugé des remous que son attitude engendrerait. Une attitude qui aura levé les uns contre les autres. Or, un Etat et ses représentants se doivent de rassembler et non de diviser. Tant que l’Etat ne représentera qu’un peu plus de la moitié de ceux qui y habitent, le système perdurera, qu’il soit de Gauche ou de Droite. C’est l’une des faiblesses de la Démocratie. Et tant que les représentants de notre Pays ne regarderont que les Pays qui lui ressemblent, rien ne changera. Cela est vrai en matière de retrait mais aussi en tout autre domaine, l’écologie, l’enseignement, la justice… Il faut désormais que nos représentants se bougent, à Gauche comme à Droite afin qu’ils comprennent enfin que leur fonction ne s’en tient pas à une notoriété fictive voulue par les médias.

La retraite à 62 ans de Pierre Mauroy a vécu. Au fait quel âge a Pierre Mauroy? 82 ans. Là aussi, même si c’est un autre débat, il faudrait que cessent les atermoiements de ceux et celles qui bien contents d’occuper leur poste ne pensent pas à la prendre cette retraite. Il y a en France, des gens tout aussi qualifiés mais beaucoup plus jeunes qui feraient avancer ce Pays mieux que ceux qui le représentent. Mais pour cela, il faudrait ne pas vouloir systématiquement museler ceux qui veulent s’investir en Politique. Leur demander d’apprendre la Politique avant d’intevenir est une chose, leur demander d’attendre leur tour en est une autre. Le vrai problème est sans doute là.

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