Un poète qui meurt, c’est un peu de liberté qui s’en va…

16 mar
2010

On pourra dire ce que l’on veut de l’artiste, qu’il était d’une gauche dépassée, qu’il s’engageait parfois à la limite de la décence, qu’il chantait des mièvreries à faire pleurer dans les chaumières, on pourra dire ce que l’on veut de Jean Ferrat mais il est indéniable qu’au-delà de ce pour quoi il luttait, il était avant tout un poète et un véritable interprète de la …

chanson française. Non pas de la chanson de variétés mais bel et bien de la chanson qui défend la langue française, de celle des poètes qui de quelques mots vous font comprendre ce que leur texte veut dire. De « La montagne » que tout le monde a déjà cité à « Que c’est beau la vie », en passant par « Potemkine » ou « la fête aux copains » Jean Ferrat chosisissait ses mots et sa musique pour faire vivre ses messages. Dans le même temps d’autres choisissaient des musiques venues d’outre-atlantique.

Il était à l’image d’un Brel, d’un Brassens ou d’un Ferré et son engagement politique était poétique. Il était à mille lieues de la Gauche caviar des dernières décennies. Il était de la Gauche ouvrière. Sans être un Zola, il avait un engagement tranquille et d’une générosité qui lui permettait d’être écouté par tous.

Une générosité pour son village, qui l’a accueilli il y a près de quarante ans, et qui s’en souvient. Ses dons n’ont jamais fait la une des journaux parce qu’il était d’une discrétion que l’on sent en écoutant ses chansons. Il était vrai.

Jean Ferrat a rejoint le cercle des poètes mais il ne disparaîtra pas. Ses chansons seront et resteront le témoignage d’une époque que les livres d’Histoire oublient petit à petit. De ses chansons, il en est une particulière que les radios seraient sans doute bien inspirées de rediffuser: Nuit et Brouillard.

Salut Jean, à bientôt.

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