Une sécurité qui en vaut d’autres….

26 déc
2009

Et même si cela peut choquer. Le taux 0 en matière de sécurité n’existe pas. Il sera toujours temps de remettre en question la sécurité papale et il semble plus que probable que certaines têtes vont tomber. Non pas du fait de Sa Sainteté Benoît XVI mais parce que d’autres….

en auront décidé ainsi juste histoire de garder leur place.

Il est important de se rendre à l’évidence. Un service de sécurité, fut-il le meilleur, ne peut en aucun cas empêcher les agissements de « frappadingues », ce qui est le cas ici. La sécurité d’Autorités n’a jamais été un jeu d’enfants. Seuls sont aptes à assurer ce service en faisant preuve d’une totale abnégation des éléments entraînés et formatés. L’entraînement est une chose, le formatage une autre. Mais ces deux composantes d’une bonne sécurité sont indissociables.

Alors certes, il peut sembler évident, à la vue des images qui ont été diffusées qu’il y a ce que le commun des mortels peut considérer comme une faute de la part du service de sécurité. Disons tout de go qu’il n’en est rien. La sécurité n’est et ne peut-être que conforme à la volonté de celui ou celle qui est protégé. Même si l’on peut imaginer que des images de la foule aurait sans doute permis de repérer celle qui a agressée le Pape et peut-être de la « serrer » avant le passage du souverain pontif -puisque celle-ci en était tout de même à sa deuxième tentative-, même si l’on peut imaginer que de grandes et larges baies vitrées auraient empêché un acte que l’on qualifiera de démentiel, il est impossible d’assurer une totale protection d’une autorité quelle qu’elle soit.

Les exemples sont nombreux, qu’ils soient religieux ou politiques. Qui ne se souvient pas de l’attentat perpétré contre le Pape J-Paul II le 13 mai 1981, ou l’attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962, ou bien l’assassinat de Jaurès par Raoul Villain le 31 juillet 1914. Pour l’Histoire, on peut en rajouter bien d’autres et remonter le temps bien avant Marat et Charlotte Corday le 13 juillet 1793. Là, il s’agissait effectivement d’attentats visant à supprimer quelqu’un.

L’agression dont a fait l’objet  Benoît XVI n’est pas un attentat. Il ne s’agissait pas de le supprimer mais simplement de l’approcher. Ceci dit, il n’empêche qu’effectivement une femme a pu enjamber le barrièrage et saisir le Souverain pontif par le col. Soit.

Monseigneur Di Falco a mentionné que le Pape ne souhaitait pas bénéficier d’une super protection. C’est souvent là que le bât blesse. Tous les responsables de la Sécurité savent et connaissent les dangers parfois même au-delà de ce qu’ils peuvent être réellement. Mais ils ne peuvent que faire au mieux avec les consignes qui leur sont données par l’Autorité dont ils ont la charge ou par des conseillers entourant la dite Autorité. Et le souci majeur est que cette Autorité ne se rend pas véritablement compte des dangers encourus, ni elle, ni ses conseillers.

Pour le Pape, cela peut être différent dans la mesure où il peut considérer que si telle est la volonté de Dieu, il ne pourra y échapper mais pour tous ceux qui se sentent responsables d’une sécurité fût-elle papale, le danger d’être également une cible est permanent. Pour prendre un exemple cinématographique, l’un des rares  films qui en a montré la réalité est sans aucun doute « Bodyguard » avec Kevin Costner et Whitney Houston.

Un homme public se crééra inévitablement des inimitiés justifiées ou non et sa sécurité sera alors un souci pour des anonymes qui pour le grand public sont payés pour çà. Il faut simplement savoir que ce n’est pas si simple.

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