L’égalité à la maison, c’est pas pour demain!…

4 déc
2009

image- 20 minutes- DR

et ce n’est pas nouveau. L’étude menée pendant 4 ans et dont les résultats sont publiés aujourd’hui reconnaît expréssement que la parité homme-femme pour ce qui concerne les tâches ménagères est loin d’être effective. De cette étude, il ressort que de nombreux domaines restent « féminins ». Ce n’est pas nouveau et en réalité, nous…

n’apprenons rien.

Cette étude, nous la devons à l’Ined (institut national d’étude démographique). Après une première visite à près de 10 000 hommes et femmes en 2004, ces mêmes hommes et femmes ont été revisités en 2008.

Mais cette étude peut sembler faussée dès l’instant où les tâches répertoriées sont celles qui incombaient aux femmes depuis des décennies voire des siècles. De l’époque où la femme restait à la maison et l’homme subvenait seul aux besoins du ménage.

Peut-être faut-il une autre étude portant sur le bricolage, l’entretien de la voiture -même si c’est madame qui, à l’achat, a choisi  la couleur- ou bien les travaux de peinture? Peut-être y aurait-il des surprises et apprendrions nous que ces dames sont tout aussi fortes que l’homme en ces matières? Mais au moins une comparaison aurait le mérite de mettre réellement en exergue les manquements masculins dans notre quotidien. Et non, simplement dénoncer ce que les hommes ne font pas, ce que cette étude met en évidence et que tout le monde sait.

Ce type d’étude est par trop sectaire: « Messieurs, voici ce que vous ne faites pas » et le sous-entendu est trop criant: -Faites-le » Ce n’est pas être macho ici que le dénoncer. Bien que le terme « macho » est d’origine sud -américaine et qu’il désignait simplement l’homme non pas dans sa fonction mais dans son état.

Que tente de nous prouver une telle étude? Que la condition féminine n’a guère évolué depuis nos grands-parents? Que l’homme est un vieux « con » qui se prend pour le « maître » de la maison » et qu’il distribue sans cesse des « Femme, ma bière et mon journal! » ?

Que faut-il retirer d’une telle étude? Que l’homme est coupable? Que la femme est toujours aux yeux de certains et certaines ce petit être chétif qui avait besoin de la protection du « mâle » mais qui aujourd’hui veut s’en affranchir?

La femme d’aujourd’hui a obtenu en moins de cinquante ans une quasi égalité avec l’homme. Moins d’un demi-siècle! Sur 2000 ans d’Histoire!

Certes, il y encore quelques efforts à faire en matière de parité, reconnaissons-le mais n’allons pas trop vite!

La femme d’aujourd’hui a, par instant,émasculé l’homme et de celà, on ne parle quasiment jamais même si certaines autorités en la matière se sont penchés sur ce phénomène. De telles études tendent à vouloir modifier, parfois contre toutes les règles les plus élémentaires le comportement de toute une société. De telles études tendent à vouloir le faire trop vite.

A force de dire à l’homme qu’il doit reconnaître, en lui, cette part de « féminité » qui est la sienne, le résultat obtenu est que l’homme est désormais dépassé par les évènements. Et devant une certaine incompréhension, face à la nouveauté, le moyen le plus simple est encore de camper ferme sur ses positions. Ce que beaucoup d’hommes font encore. C’est légitime.

Il est trop souvent flagrant désormais que « certaines femmes » veulent effacer l’époque où l’homme ramenait sa dulcinée au fond de la grotte en la tirant par les cheveux. Une époque totalement révolue! Il ne faut pas oublier que l’homme d’aujourd’hui n’a plus rien de commun avec ce cromagnon.

C’est au sein du couple qu’il faut gérer les « problèmes » pour peu que le fait pour madame de repasser ou de faire la cuisine en soit vraiment un. Et non, à un institut fut-il national! En la matière, il est temps d’arrêter de nous indiquer le chemin pour aller faire son petit « pipi ».

D’autant qu’à priori je n’ai rien contre les « chiennes de garde » (même si le terme générique me gêne, il a été choisi par des femmes!). Pourtant le fait d’entendre Isabelle Alonso s’exprimer de la même manière qu’Olivier de Kersauson me choque. Il n’est pas certain qu’à l’origine de ces nombreux mouvements féministes, la revendication première ne soit  simplement une volonté d’à son tour « asservir l’homme ». ( S’il y a jamais eu asservissement de la femme!) Un peu comme si c’était à chacun son tour.

Il existe effectivement des différences flagrantes qu’il est inutile de rappeler ici, entre les femmes et les hommes. Là aussi, de nombreuses études ont été porté sur la place publique. Mais il existe aujourd’hui d’autres différences que les hommes subissent. Une femme qui veut un enfant seule peut l’avoir. Une femme qui veut s’envoyer en l’air saura utiliser  sa différence , simplement en jouant justement avec l’homme et sa condition. Une femme qui se promène main dans la main avec une autre fait parfois sourire mais sans plus. Deux hommes qui le feraient seraient dévisagés voire raillés sans doute par les femmes (pas toutes, je le concède). Ce ne sont là que quelques exemples.

Pour en terminer là et revenir à l’une des « tâches » de la femme à la maison, on ne peut vouloir le beurre et l’argent du beurre. L’éducation des enfants s’il faut effectivement la partager, ne doit pas être considérée comme une servitude par les femmes. On ne peut nous dire en permanence et parfois le montrer, que l’homme n’est qu’un guerrier alors que la femme est cent fois plus diplomate et reprocher en même temps un éventuel manque de souci de l’homme envers ses enfants en matière d’éducation. Il y a des contradictions qu’il est bon, de temps en temps de souligner.

Je fais la vaiselle, je retape le lit à défaut de le faire, il m’arrive parfois de passer le balai, je fais la lessive et merci à ma machine, je fais les courses -souvent plus vite qu’aucune femme et sans rien oublier- et je ne considère pas reconnaître ma part de féminité en agissant ainsi. Mais une chose est sûre, je ne le fais pas parce qu’on m’a dit de le faire -étude ou pas-. Je le fais parce que je ne suis pas seul. C’est tout. Il n’a jamais été question d’égalité! Et je ne râle pas parce que ma femme ne sait pas changer un pneu. Elle a sa bombe anti-crevaison et si elle le souhaite elle peut rejoindre la première station-service où le pneu sera changé!

Commentaire

top