Un match sous haute tension…

26 oct
2009

Photo 20 minuteset un affrontement qui aura eu lieu dans les rues  marseillaises. Tout le monde sait que les rencontres OM/PSG sont considérées comme des rencontres à haut risque. Tout le monde? Non!  Le Président de la

Ligue Professionnelle de Football, lui, ne le sait pas. Ce qui s’est passé à Marseille, dimanche, le prouve. Le principe de précaution aurait prévalu mais ce n’est toujours… qu’un principe.

Frédéric Thiriez n’a aucune excuse, lorsque s’adressant aux journalistes, il demande ce qui se serait passé s’il avait annulé le match la veille. Il oublie simplement que s’il avait eu le courage de le faire, les heurts n’auraient pas eu lieu, la Police n’aurait pas eu à intervenir et la SNCF n’aurait pas eu à affrêter un TGV non prévu. Pour une raison toute bête: Les supporters de Paris ne seraient pas descendus. C’est bête comme chou et il n’y a pas besoin d’être Président pour le savoir. Sur ce coup là, Frédéric Thiriez n’a aucune excuse.

En admettant même que les supporters, et c’est souvent vrai, aient envie d’en découdre, au pire ils se seraient battus entre eux. Encore que le match annulé, il ne se serait plus agi là de supporters mais de simples casseurs.

Frédéric Thiriez a attendu l’avis de médecins habilités -médecins de la Fédé- mais un avis ne vaut pas une décision. Lorsque l’on est Président, il faut savoir prendre des risques. Décider l’annulation d’un match n’est jamais chose facile. Le calendrier français est suffisamment difficile à gérer sans que la grippe A H1N1 s’en mêle. Mais prendre une décision, qu’elle s’avère judicieuse ou non, fait l’homme de « pouvoir ». Quand on est Président, on appartient à ces hommes de « pouvoir ». Ne s’en tenir qu’aux avis des uns et des autres, c’est aussi démontrer son incapacité à diriger.

Le match aura lieu. S’il a lieu mercredi, comme le souhaite Didier Deschamps, il faudra alors que le Président Frédéric Thiriez explique les raisons de ce choix alors même que les joueurs du PSG sont en quarantaine jusqu’à jeudi.

Quoi qu’il en soit, ne pas avoir appliqué le principe de précaution a fait de nouvelles victimes qui n’avaient pas la grippe A. Et ce n’est pas fait pour détendre l’athmosphère entre les deux clubs. Mais comme le dit Frédéric Thiriez, la Police a bien fait son travail. Nul doute qu’elle le fera à nouveau lors de la prochaine rencontre. Sauf si tous les supporters ont la grippe, ce qui devrait les empêcher de se rendre au stade.

Bravo Monsieur Thiriez et encore merci d’avoir démontré, s’il fallait, que les décisions les plus simples à prendre dépassent visiblement l’entendement de ceux qui sont théoriquement en mesure de les prendre. Maintenant, attendons également la suite des évènements parce qu‘ils sont plusieurs à avoir demandé des comptes; les deux clubs, la SNCF, la municipalité. Ce sera sans doute un coup d’épée dans l’eau mais on ne sait jamais. Peut-être que cette fois-ci, la bonne décision sera prise sans  attendre l’avis des uns ou des autres.

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