Surdoué oui, mais encore…

15 oct
2009

pour cet enfant qui n’a toujours que deux ans. L’information a fait la quasi « une » de toutes les presses britanniques et moins certes, mais également, celle des presses étrangères. Télévision, radios, presse papier se sont relayées au domicile des Wigley, parents du tout jeune Oscar après avoir appris ou simplement entendu dire qu’il possédait le QI d’Einstein.

Grand bien lui fasse tant que cet engouement médiatique n’est pour lui qu’un jeu. Ce gamin qui a su parler à neuf mois, qui possède déjà plus de 8000 mots de vocabulaire, qui peut monter un jouet en lisant un plan reste un gamin.

Mensa, la société qui réunit toutes celles et ceux qui possèdent un quotient intellectuel supérieur et de loin à la moyenne -moyenne située généralement entre 85 et 110- a déjà contacté les parents d’Oscar.

Mais hors le côté insolite de l’information, posséder à cet âge un QI de beaucoup supérieur à la moyenne est un véritable problème. Et un vrai casse-tête pour les parents. Dire qu’ils passeront très vite pour stupides aux yeux de leur enfant est un doux euphémisme. Que faire d’un enfant surdoué? Comment l’intégrer d’abord dans le milieu scolaire lorsqu’il sera en âge d’aller en maternelle, ensuite dans la société?

Il existe des centres pour enfants surdoués. Encore faut-il que l’enfant soit réellement perçu comme tel et c’est là qu’est déjà le problème. En France, comme dans beaucoup de pays, il n’ya pas de véritable place pour les enfants surdoués. Ils sont parfois considérés comme « anormaux ». Et avant qu’un centre médical accepte de leur faire passer des tests, il peut s’écouler de nombreuses années. Des années perdues pour l’enfant qui se sait « différent » mais qui n’a pas les mots pour le dire puisqu’il lui semble être normal. Etre surdoué est souvent vécu comme un handicap. Par le surdoué et par son entourage. Pour les parents, il s’agit souvent d’un véritable combat. La reconnaissance de l’enseignement puis de la médecine ou inversement de l’enfant surdoué gêne.

S’il existe des centres, puisqu’il en existe, ils sont trop peu nombreux et ne sont pas vraiment en mesure d’accueillir ces enfants et de gérer leur croissance intellectuelle jusqu’à les amener à une intégration totale au sein de la société. Il y a de plus le regard des autres. Alors que tous les parents rêvent en cachette d’avoir un enfant prodige qui jouerait du Mozart à 3 ans ou peindrait du Dali à 5.

Pour en revenir au petit Oscar, il faut souhaiter que ses parents ne se laissent pas tourner la tête. Leur enfant fait déjà figure de singe savant. Que ses parents s’interrogent très vite et s’accordent à l’élever comme n’importe quel autre enfant. Il sera grand temps de voir un peu plus tard. Que l’enfant profite justement de son enfance même si son état doit être pris au sérieux.

Ce n’est pas à 2 ans que l’on peut dire ou écrire qu’il sera le futur Einstein même s’il possède déjà son Q.I. Nous en connaissons un autre qui a le même Q.I. Nous savons où cela l’a mené: à Secret Story. Même si on aime bien Jonathan, on pourrait espérer qu’un individu possédant un QI nettement supérieur à la moyenne soit plus intelligent que ce qu’il nous a montré. Comme quoi….

 

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