Quand le scandale éclabousse un Ministre…

8 oct
2009

Photo D.Ril le fait en grandes pompes. Après l’affaire Polanski, c’est au tour de notre Ministre de la Culture de se voir à l’avant-scène pour une histoire de « sexe ». Le Front national a lancé la première pierre et le parti socialiste a suivi dans la foulée sans

prendre de gants et sans même vérifier les propos tenus par Marine Le Pen. Il y a dans cette histoire quelque chose de gênant. Soit elle est vraie et il semble étonnant qu’un livre paru il y a plusieurs années en soit la seule origine, soit elle est fausse et il sera difficile à Frédéric de se disculper même s’il contre attaque.

Si elle est vraie, la notoriété du Ministre est telle qu’il paraît surprenant qu’à l’époque de la sortie du livre, aucun critique littéraire n’ait eu le courage  de parler de  pédophilie. Puisqu’en somme c’est ce que sous-entendent tous ceux qui hurlent aux loups aujourd’hui. D’autant qu’à l’époque, le tourisme sexuel faisait déjà la une des journaux et que de nombreux reportages lui étaient consacré. Des conventions existent et les services de Police travaillent de concert afin de retrouver les habitués de ce type de « trafic ». Une personnalité quelle qu’elle soit n’aurait pu échapper aux nombreux journalistes et paparazzi et des photos auraient circulé. A moins qu’une très proche complicité lie le Ministre et les journalistes d’investigation qui arpentent la Planète à l’affût d’un scandale. Voire une complicité entre le Ministre et les Autorités du Pays fréquenté alors. Ce qui n’est pas impossible.

Si elle est fausse, c’est tout simplement une calomnie de plus. Qui ne peut même pas servir le Front national entâché qu’il est de malversations financières, de trafics, lui aussi, qui ont fait la une de l’actualité. Et qui pour le coup sont avérés. Que certains du PS suive n’est pas une surprise. Benoit Hamon est coutumier du fait. Il joue trop souvent  la vierge effarouchée et aime se répandre devant les caméras de télévision. L’ensemble du milieu politique connaît ces « personnages », bien sous tous rapports, joués à seule fin de prendre la plupart des télespectateurs pour des gogos. Une communication éculée qui marche malheureusement parce que des gogos il y en a encore.

Ceci étant, il suffit peut-être de lire le livre et de ne pas retirer les quelques passages présentés de leur contexte. Peut-on un seul instant imaginer quelqu’un tel que Frédéric Mitterrand écrire simplement « Je paye pour coucher avec des gosses »? Lui ou un autre! Il n’ya pas besoin de réfléchir longtemps. Peut-on imaginer un seul instant une maison d’édition publier un ouvrage dans lequel l’auteur explique simplement qu’il prend du plaisir en se payant une pute masculine ou féminine en se comportant comme un simple délinquant?

Il n’ya là aucune défense du Ministre. Seulement quelques questions qui se posent pour peu que l’on ne boive pas bêtement l’information telle qu’elle a été présentée. S’il doit y avoir enquête, il y aura enquête. Si c’est un pétard mouillé, le mal aura été fait.

Parle-t-on encore de Daniel Cohn Bendit qui s’est vu qualifié de la même façon sur le plateau d’Arlette Chabot? Non! Alors. Les délits sexuels qu’auraient commis certains responsables politiques sont-ils devenus le dernier argument à la mode  de l’opposition pour faire parler d’elle ?

La Politique est basse, Messieurs, et vous aurez de plus en plus de mal à la relever. Même si dans votre milieu plus rien n’étonne plus personne. A part peut-être les gogos.

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