Loubna Hussein, une femme…

9 sept
2009
(photo magazine "Elle"qui en a. C’est la première réaction que j’ai eue en entendant son histoire. Une histoire qui prête à tout sauf à sourire. le Soudan, Etat islamique, condamne les femmes qui, entre autres, portent le pantalon. Hors le fait qu’il est éffectivement plus agréable de regarder…

une femme lorsqu’elle est vêtue de jupe ou de robe, en occident, la situation est symptomatique de ce qui se passe réellement dans certains états qui appliquent à la lettre la Loi islamique. Mais ce n’est pas là ce qui me fait réagir. Non, ce qui me fait intervenir, à ma façon, c’est l’incroyable courage de cette journaliste soudanaise qui « ose » braver les hommes de son Pays. Condamnée à 40 coups de fouet, elle aurait pu faire jouer son immunité en sa qualité de journaliste et de correspondante à l’Organisation des Nations Unies. Elle a préféré en démissionner afin de pouvoir porter sur la Place publique son cas qui est loin d’être un cas unique. Le jour même de son arrestation d’autres femmes ont été flagellées, toujours sous couvert de n’avoir pas respecté la Loi islamique.

Ce qui me fait réagir, c’est que Loubna Hussein mène un combat dans SON PAYS. Combattre l’application sans réflexion de l’Islam, nombreux sont ceux qui l’ont fait mais rares étaient et sont ceux qui le font de l’intérieur. Et c’est là, en ce cas, ce qui est intéressant. Ce ne sont plus de grands penseurs occidentaux qui la ramènent mais bel et bien quelqu’un qui vit l’Islam au quotidien. Qui plus est une femme. Il n’y a plus de grandes et belles phrases lancées à la cantonnade à chaque fois qu’un petit problème survient dans une cité ou dans une communauté. NON!

Et là nous pouvons intervenir sans passer pour ridicule. Parce que l’exemple qui nous est donné vient de l’Intérieur. J’ai toujours pensé que l’Occident passait trop de temps à se targuer d’être le défenseur du bien et que l’Occident devrait plus souvent appliquer l’adage « regarde la poutre dans ton oeil plutôt que la paille dans celui du voisin ». Et l’Histoire du monde m’a, malheureusement, souvent donné raison. L’histoire de Loubna Hussein en est un autre. C’est avec des cas, et pardon pour le terme utilisé, comme celui-ci, qu’effectivement nous pourrons faire changer les choses, petit à petit. Pour peu qu’il y ait effectivement choses à changer ou faire évoluer. Simplement parce que l’appel, et c’en est un!, vient de l’Intérieur.

Le port de la Bourka a fait couler beaucoup d’encre et je n’en ai rien écrit. Parce que cela venait de l’Occident. Le problème n’était pas le même. Sous prétexte que cela empêche les femmes de vivre, il ne fallait plus qu’elles le portent. Nous avons vu ce que cela a donné. Simplement parce que le problème était faussé et ses données erronnées. Pour le port de la Bourka, tel qu’il nous a été présenté, il s’agissait bien plus du respect de la chose républicaine en France. Il fallait s ’en tenir là. Non, au lieu de cela, le débat a porté sur le Monde Islamique. Un monde qui n’est pas le nôtre.

Pour Loubna Hussein, c’est totalement différent. Elle, et elle seule, a jugé important de le dire au-delà de son Pays. Et elle assume son choix, ce qui n’est pas le cas de tous ceux qui interviennent en de pareils cas.

Une pétition circule sur le net, pétition dont elle est à l’origine. Intervenir, c’est la signer. Et c’est tout ce que Loubna Hussein demande de la part du reste du Monde.

 

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